thLM4HZEXJ     Si parfumé et si toxique ! comme la société de consommation ?

LE MUGUET (convallaria majalis), on le sait, est associé à la fête des travailleurs du 1er mai ; offert à cette date, il représente un porte  bonheur pour celui qui le reçoit ; conserver un brin séché toute l’année nous protège …

Son fruit, de la  grosseur d’un pois, est rouge à maturité, en septembre/octobre.

MAIS PRENEZ GARDE ! ce joli brin de clochettes blanches parfumées fleurissant dans nos bois, ou cultivé dans un endroit frais et ombragé, fait partie des plantes de la  famille des liliacées qui renferment des substances mortelles.

En médecine, exploité à dose infinitésimale et adéquate, il a l’effet de ralentir le rythme cardiaque, et une action diurétique ; mais il convient d’éviter de l’utiliser dans le cadre d’une automédication en raison de sa toxicité avérée.

Toutes les parties de la plante sont toxiques, l’effet se manifeste surtout sur le cœur. Les baies sont responsables de la plupart des accidents, notamment chez les enfants en bas âge qui les associent à des bonbons dans les jardins. Mâchonner une tige peut provoquer des malaises, des troubles digestifs. L’eau d’un vase dans laquelle le muguet a trempé est rapidement contaminée ; la boire peut entraîner la mort sous forme d’arrêt cardiaque, notamment chez un enfant ou un animal. Stocké dans une pièce confinée, ou dans une chambre, un bouquet peut déclencher des maux de tête, des nausées.

Toutefois, sa toxicité n’enlève rien à ses attraits et au plaisir de sentir les parfums que cette plante d’ornement répand généreusement. A chacun d’être prudent et attentif en connaissance de cause, et ce végétal conservera tout son charme à nos yeux et restera notre muguet porte bonheur !

 

N.P.

 

 

Sources : « Les plantes toxique » Ed AEDIS